Que pense Bah Badiko (de l’UFD) de la crise électorale, de la crise du carburant et du panafricanisme? Ecoutez

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BADIKOQue pense Bah Badiko (de l’UFD) de la crise électorale, de la crise du carburant etdu panafricanisme? Ecoutez

Il était le second invité de Africamidi samedi soir dans l’émission Savoir & Comprendre.

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Dans un entretien d’une trentaine de minutes, le président de l’UFD s’est prononcé sans langue de bois sur différents sujets: 

  • La crise électorale avec des conseillers élus et non installés depuis pratiquement six mois maintenant
  • La crise du carburant avec les manifestations des syndicats et de la société civile.
  • Le panafricanisme
  • Le cancer de la corruption
  • La récente de déclaration de Dr Ousmane Kaba qui a scandalisé beaucoup de Guinéens

La Guinée est installée depuis longtemps dans la violation permanente de la constitution. C’est devenu une culture ambiante. Quand la loi n’arrange pas un certain nombre de personnes, elle est contournée au profit de discussions et de consensus.

Nous sommes dans le même système politic-ethnique où l’opposition n’a aucune alternative sérieuse que le pouvoir.

On a un appareil d’Etat hypertrophié, budgétivore qui coûte trop cher et qui n’a pas le temps de travailler. Quand vous prenez l’histoire des routes que vous avons avec tous les ponts qui sont effondrés. C’est puisque quand vous avez un marché, il y a 50 ou 60% qui ont à la corruption et le reste  ne permet plus de faire le travail. Moralité: On fait un pont et au bout de quelques temps, il est démantelé. Donc, il faut revenir à la gestion de la chose publique.Et le pays est complètement ruiné et pillé par l’élite dirigeante depuis tout le temps.

Tout le monde le sait, le FMI a recommandé 950FG d’augmentation, eux ils ont bombardé tout d’un coup 2000 FG. Ce qui fait 25%! Je ne sais pas si vous imaginez l’impact que ç’a sur les prix à la consommation, puisqu’il n’y a pas de routes. Donc le transport est très cher.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, même pour réaliser un pont, lorsque le gouvernement demande de financement, les gens ont peur de donner. Ils préfèrent venir eux-mêmes faire le pont. Je ne sais pas si vous imaginez, le pont de Kaka à Coyah financé par les Japonais. Les Japonais ont payé l’argent et ils ont envoyé des gens pour faire le pont. Puisque eux-mêmes savaient que si jamais ils donnaient l’argent, il disparaissait et on n’aurait jamais vu de pont, ou on aurait vu un pont qui va couler au bout de un an ou deux ans. Donc, c’est cette situation de gaspillage, de vol et de pillage qui  fait que les caisses sont vides, si non la Guinée est extrêmement riche.

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